Biographie de Bronisława Ostrowska (1881-1928)

portret_kobiety_3Bronisława Ostrowska, poétesse de l’intimité

Bronisława Ostrowska (novembre 1881 – 18 mai 1928) est une poétesse polonaise et traductrice, connue aussi sous le pseudonyme d’Edma Mierz, qui fait partie de la première génération des poètes de la « Jeune Pologne ». Mariée à 20 ans au sculpteur Stanisław Ostrowski (1879-1947), Bronisława Ostrowska est une des premières à défendre l’expression moderne de la poésie féminine, et avec cela, l’expression d’une émotion libérée, d’une écriture intimiste et raffinée, accentuée par la musicalité du poème, qui libère et rend compte des mouvements furtifs de l’âme. Elle commence à publier des recueils très tôt : à 21 ans, en 1902, elle publie le recueil Opales [Opale], et un peu plus tard, en 1905, elle publie Les feuilles d’automne [Jesienne Liście]. Elle continue à écrire des poèmes dans les années qui suivent : Krysta [Krysta] (1910), Les Mouchoirs en offrande [Chusty ofiarne] (1910), L’anneau de la vie [Pierścień życia] (1919), Le bazar solaire [Tartak słoneczny] (1928). Dans son répertoire littéraire, on trouve aussi des poèmes religieux et des contes pour enfants. Elle voyage beaucoup, et jusqu’en 1913, elle fait de nombreux séjours en France parmi les artistes polonais, et elle traduit alors plusieurs poètes, tels que Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Verlaine, Théodore de Banville, Maurice Maeterlinck, Max Elskamp, José-Maria de Heredia, Francis Jammes et Tristan Corbière. De par ses choix de poètes, on lui attribue une écriture symboliste, mais ce n’est pas toujours le cas. Ses premières œuvres sont plutôt écrites dans un style néoromantique et gardent une certaine régularité. Cependant, au fur et à mesure des années, au fur et à mesure des lectures et des poètes qu’elle découvre, ses poèmes s’enrichissent d’une thématique symboliste et deviennent plus opaques. Son écriture évolue, dévoilant une atmosphère de vide mallarméen et une désolation des paysages. Ses recueils ont été rassemblés, quelques années après sa mort, en 1932, en 4 tomes, dans l’anthologie de ses Écrits poétiques [Pisma poetyckie], puis dans une anthologie plus concise, L’heure blanche [Biała godzina], en 1978. Son mari, Stanisław Ostrowski, a sculpté un buste à la mémoire de sa femme. Néanmoins, le portrait le plus connu d’elle est celui réalisé en 1901 par le peintre Konrad Krzyżanowski (1872-1922). Elle rejoint le cercle des femmes poètes incarnant le modernisme de la « Jeune Pologne » : Maria Grossek-Korycka, Kazimiera Iłłakowiczówna, Maria Komornicka, Zofia Nałkowska, Marya Szpyrkówna, Zofia Trzeszczkowska, Maryla Wolska, Kazimiera Zawistowska.

CC BY-NC-SA

Image domaine public: pinakoteka

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