Poème de Stanisław Korab-Brzozowski, « L’Ange divin »

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L’Ange divin

Les cloches de la rédemption pleurent incessamment,
En réclamant la paix pour les quartiers défunts;
Dans ma solitude, comme d’un encensoir,
Se déroulent lentement les ombres du soir.

En réclamant la paix pour les quartiers défunts,
Une tristesse étrange pleure au fond de moi;
Dans ma solitude, comme d’un encensoir,
Les parfums des fleurs évanouies s’évaporent.

Une tristesse étrange pleure au fond de moi;
J’entends les psaumes endeuillés des au revoirs,
Les parfums des fleurs évanouies s’évaporent:
Des palmes bénies se fanent sur une tombe.

J’entends les psaumes endeuillés des au revoirs,
Un cercle embrumé vient voiler mon regard,
Des palmes bénies se fanent sur une tombe:
« Que brille pour Elle la lumière éternelle ».

Un cercle embrumé vient voiler mon regard;
Les genoux seuls se tordent dans la soumission —
« Que brille pour Elle la lumière éternelle » —
Les cloches de la rédemption pleurent incessamment.

Traduit par Chantal Lainé

CC BY-NC-SA

Texte original: Antologia Młodej Polski

Image domaine public: pinakoteka

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