« Le lys », poème de Stanisław Korab-Brzozowski

Lys d'eau, 1922, Claude Monet

                              Le lys

Exhalant un souffle putride, empoisonné,
Les profondeurs de plomb des eaux qui stagnent,
Reposent, engourdies d’impuissance,
Absorbées dans leur propre mutisme et leur silence.

Observant ces eaux et leurs profondeurs noires,
Effrayé de sa propre blancheur,
Tout en aspirant leurs effluves empoisonnés,
Le lys penche son front qui défaille.

Traduit par Chantal Lainé

CC BY-NC-SA

Texte original: Antologia Młodej Polski

Image domaine public: wikimedia

Publicités