« C’est un champ aride… », poème de Marya Szpyrkówna

Sur les bords de la Vilnia (Barrage), 1900, Ferdynand Ruszczyc

— C’est un champ aride —
muette, une forêt…
Sur la voûte grise du ciel,
la dernière lueur disparaît…
— Au-dessus du fleuve trouble, le pont
que l’eau vive, ô ce pont, vient heurter…
Au loin, quelque part… bien loin…
la flûte d’un paysan joue…
— Et c’est si triste, et lamentable
que s’écoule le chant mélodieux,
parmi tout ce renouveau printanier
morne, comme le sort d’un paysan.

Traduction de Chantal Lainé

CC BY-NC-SA

Texte original issu du recueil « Zwrotki jesienne » (1911)

Image domaine public: wikimedia

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